Le Guggenheim de Bilbao

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Je suis partie sur un coup de tête !

Il fallait que je le vois enfin, ce « rêve de titane ».

Et je sentais que c’était le bon moment.

Ma fille sous le bras, je me suis envolée pour Bilbao.

« Tu vas voir l’un des plus beaux musées du monde », lui ai-je dit.

Et j’étais loin du compte.

Je l’ai aperçu du bus, à l’entrée de la ville.

« Regarde, regarde, le voilà, regarde, il est MAGNIFIQUE !!! »

C’est vrai qu’il est beau le Guggenheim. Sublime même. Irréel.

Le Guggenheim de Bilbao est l’un des trois musées de La Fondation Solomon R. Guggenheim, avec La Collection Peggy Guggenheim de Venise (dont je vous parlais récemment) et Le musée Solomon R. Guggenheim de New York.

Son aspect « organique », « suspendu », « en mouvement » vous rappelle sans doute un autre musée-monument, plus proche de chez nous. Mais oui ! Bravo ! La Fondation Louis Vuitton à Paris. Normal, leurs plans ont été dessinés par le même homme : Frank Gehry.

Si vous avez lu ma note sur La Fondation Louis Vuitton, vous vous souvenez que Frank Gehry veille à ce que ses bâtiments s’intègrent parfaitement au lieu. Pour La Fondation par exemple, l’architecte s’est inspiré des Palmarium qui ornaient jadis le Jardin d’acclimatation, tout proche.

Ici, pour le Guggenheim, le principe est le même. Du côté du fleuve Nervión, les formes sont fluides et ondulantes ; les plaques de titane rappellent les écailles des poissons. La lumière se joue du titane et du verre, comme elle le fait de l’eau. Le tout suggère un navire en mouvement. Du côté de la vieille ville, les lignes sont plus géométriques, les angles plus droits et les fenêtres plus alignées… tout comme les immeubles avoisinants. C’est la pierre calcaire qui domine.

Le projet de création du Guggenheim est né fin des années 80. Bilbao est alors une ancienne citée industrielle sinistrée, en proie à une grave crise économique et sociale. Le défi est ambitieux : transformer l’ancien pôle industriel à l’abandon en un site culturel. En octobre 1993, les travaux débutent. Quatre ans plus tard, le musée est ouvert au public.

Le Guggenheim de Bilbao est aujourd’hui l’un des bâtiments contemporains les plus visités au monde. Il attire des touristes du monde entier. Plus d’un million par an ! Les retombées économiques sont énormes pour la ville. On parle d’ « effet Guggenheim », ou comment « une architecture spectaculaire peut stimuler la renaissance d’une ville ».

Bon, le désavantage d’une architecture aussi spectaculaire et avant-gardiste, c’est qu’il faut des oeuvres ultra puissantes pour faire le poids.

« Maman » de Louise Bourgeois. Une oeuvre autobiographique époustouflante. L’artiste française y rend hommage à sa mère. Le corps de l’araignée rappelle une bobine de fils. Les pattes, des aiguilles. Sous l’abdomen, un espace grillagé contient des oeufs. Les pattes tordues donnent une impression de déséquilibre et de fragilité à l’ensemble provoquant une tension entre force et faiblesse. Tout-puissante, « Maman » tient tête au géant.

A l’entrée du musée, côté vieille ville, « Puppy » de Jeff Koons accueille le visiteur. Il le sécurise, le met en confiance. Ludique, cette sculpture végétale suscite l’optimisme et la joie.

Puis bien sûr, l’exceptionnel « The Matter of Time » de l’artiste californien Richard Serra. Une installation monumentale permanente conçue spécialement pour le musée. Troublante et vertigineuse.

Nous avons eu la grande chance de visiter le Guggenheim de Bilbao alors que celui-ci exposait l’artiste plasticienne portugaise Joana Vasconcelos. L’exposition « Je suis ton miroir » a eu le mérite de réconcilier ma fille de 10 ans avec l’art contemporain. Quant à moi, j’ai enfin pu admirer DE MES YEUX les fameuses oeuvres qui ont fait la célébrité (méritée) de l’artiste : La Mariée, Call Center, Coeur Indépendant Rouge, …

Il y a vingt ans, le gouvernement basque a misé sur la culture comme facteur de développement. Quelle riche idée ! Il a pris en charge et financé la construction du musée. La Fondation Solomon R. Guggenheim a, quant à elle, apporté son expérience en matière muséale. Et ses sublimes collections, of course.

Quelle belle complémentarité… Et quel beau pari, gagné de surcroît !

La collection Peggy Guggenheim de Venise m’a émue, de part la personnalité et la vie de la célèbre collectionneuse américaine. Le Guggenheim de Bilbao m’a impressionnée. Doublement ! Pour son architecture unique ET pour son rôle catalyseur dans le développement économique de la ville.

Quelle impression me donnera donc le Solomon R. Guggenheim Museum de New York ? Bien oui, tant qu’à faire, autant boucler la boucle, non ? ;)

Site web : https://www.guggenheim-bilbao.eus/fr/
Sur Facebook : https://www.facebook.com/guggenheimbilbaomuseo/
Sur Instagram : https://www.instagram.com/museoguggenheim/

Adresse : Abandoibarra Etorbidea, 2 à Bilbao
Téléphone : +34 944 35 90 00 

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« Puppy » de Jeff Koons

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« Maman » de Louise Bourgeois

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« Egeria » de Joanna Vasconcelos

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