Aida Muluneh, Christo, Mucem, Museu Coleção Berardo, …

Depuis un an et demi, je bosse de la maison. Je passe donc entre huit et dix heures par jour assise à ma table de salon, à l’endroit même où, avant, j’écrivais pour ce blog. Autant vous dire que, une fois la journée terminée, je n’ai qu’une envie : remballer le matos !

J’écris moins, certes, mais je continue à m’intéresser à l’art et à faire de belles découvertes.

La dernière en date est la photographe et entrepreneuse culturelle Aida Muluneh. Coup de cœur absolu pour ses images afro-futuristes exposées place de l’Hôtel de ville à Paris.

La série présentée, Water Life, a été réalisée à Dallo en Ethiopie, pays natal de l’artiste. En shootant dans l’une des régions les plus chaudes au monde, l’artiste veut alerter sur la pénurie d’eau et la crise environnementale.

La série de 12 photos, initialement réalisée pour la campagne de l’ONG Water Aid, est aujourd’hui exposée en plein air, dans le cadre de la première biennale sociale et environnementale de photographie de Paris.

Excellente idée d’ailleurs que ce parcours d’art éco-conçu où des artistes internationaux sont exposés à ciel ouvert, en accès libre, à différents endroits de la capitale.

Le point commun entre tous ces artistes, outre le talent ? Être engagés écologiquement et avoir comme ambition de sensibiliser le public, notamment les jeunes générations, à l’urgence de la question climatique.

On reste à Paris, direction place de l’Etoile.

Du 18 septembre au 3 octobre 2021, l’Arc de Triomphe est emballé, empaqueté, comme l’a été le Pont neuf il y a trente-cinq ans. Cette œuvre monumentale est d’autant plus émouvante qu’elle est réalisée posthume, un an après la disparition de l’artiste plasticien Christo (1935 – 2020).

Quel bel hommage ! 25.000 mètres carrés de tissus argenté, 7000 mètres de corde rouge, le résultat est époustouflant.

Alors certes, la performance a coûté 14 millions d’euros. C’est beaucoup d’argent pour une œuvre éphémère. Mais en même temps, tout a été autofinancé, comme ça a toujours été le cas avec Christo et Jeanne-Claude.

Pour rappel, le couple d’artistes fonctionnait avec un modèle économique propre à leur mode de création. Le principe était celui de l’autofinancement : pour chaque projet, des esquisses schématiques, des dessins, des collages, des maquettes étaient réalisés. C’est la vente de ces études préparatoires qui finançait entièrement les œuvres.

D’où cette célèbre citation du couple : « Nous sommes la source de nos problèmes, et de nos solutions ». Ou encore : « L’œuvre d’art, ce n’est pas l’objet, mais le processus ».

N’en déplaise aux détracteurs, voir de ses yeux une œuvre monumentale et éphémère de cette envergure est une expérience rare et exceptionnelle.

On quitte Paris pour Marseille.

Si vous me lisez régulièrement, vous le savez : j’adore voyager dans le but de découvrir un espace muséal. Jusqu’ici, mon top 3 était le musée des Confluences de Lyon, le Guggenheim de Bilbao et la Fondation Louis Vuitton à Paris.

Mais ça, c’était sans compter le MUCEM de Marseille, inauguré en 2013. Un impressionnant cube de 16.500 mètres carrés posé face à la mer, à l’entrée du port, sur l’esplanade de l’ancien môle portuaire J4.

Un carré parfait de 72 mètres de côté. 3960 mètres carré d’espaces d’exposition. Le toit-terrasse, la dentelle de béton, les rampes extérieures, les 309 poteaux arborescents, la passerelle aérienne suspendue à 19 mètres de haut. Tout est à couper le souffle.

Plus qu’un musée, il s’agit là d’une véritable cité culturelle dédiée aux civilisations de l’Europe et de la Méditerranée.

A voir absolument ! Et si vous passez par-là d’ici le 18 octobre, ne ratez pas l’exposition « Jeff Koons Mucem, Œuvres de la Collection Pinault ».

Même si, comme moi, vous n’êtes pas une grande fan de l’artiste américain, vous serez séduit par l’originalité de la scénographie. Celle-ci consiste à faire un parallèle entre les pièces majeures de l’artiste et des objets du quotidien, des photographies et des documents de la collection d’art populaire du Mucem.

Allez, suivez-moi. On quitte la France pour le Portugal.

Saviez-vous que Lisbonne abritait l’une des plus belles collections d’art contemporain au monde ? Perso, je l’ai découvert sur place, presque par hasard.

Le musée Berardo (Museu Coleção Berardo), inauguré en 2007, présente une partie de la collection privée de José Berardo, riche homme d’affaires portugais et collectionneur d’art.

C’est époustouflant ! Imaginez 900 œuvres majeures de l’histoire de l’art du vingtième siècle, classées chronologiquement. Imaginez 70 mouvements artistiques représentés dans un seul et même musée.

Je me suis régalée. Doublement, vu que ce sublime musée se trouve à 5 minutes de l’établissement Pastéis de Belém, LE spot pour déguster les fameuses tartelettes de Belém.

A Lisbonne toujours, l’exposition « RAPTURE », la plus grande exposition européenne consacrée à Ai Weiwei, artiste et activiste contemporain chinois.

Artiste et activiste. Poète et dissident. Créateur et militant politique. Cette ambivalence, l’exposition l’illustre parfaitement.

Ce n’est pas un hasard si l’artiste chinois, symbole de résistance à l’oppression, s’expose à Lisbonne. Depuis 2019, Ai Weiwei est réfugié au Portugal, qu’il considère comme sa nouvelle terre d’adoption.

« RAPTURE », c’est à la Cordoaria Nationale jusqu’au 28 novembre.

Double coup de cœur cette fois : le premier pour la Cordoaria Nacional, ancienne usine de fabrication de cordages navals transformée en centre d’art. Le second pour « Forever Bicycles », l’œuvre monumentale qui accueille le visiteur à l’entrée de la Cordoaria. L’enchevêtrement de vélos donne l’impression qu’ils se reproduisent à l’infini. On se croirait dans un tunnel, fonçant à la vitesse de la lumière (…)

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