La Sécession viennoise

Gruppenbild von Mitgliedern der Wiener Secession anläßlich der XIV. Ausstellung 1902
Gruppenbild von Mitgliedern der Wiener Secession anläßlich der XIV. Ausstellung 1902

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Nous sommes en 1868.

Sur la Ringstrasse, le boulevard qui encercle le centre-ville historique de Vienne, la Société Autrichienne d’Arts Plastiques construit le Künstlerhaus (Maison des Artistes).

Un peu moins de trente ans plus tard, en 1897, une poignée d’artistes rebelles s’érigent contre le Künstlerhaus dont ils rejettent l’attitude rigide, bourgeoise et conservatrice. Ils rêvent d’une communauté artistique plus ouverte sur le monde et sur les nouveaux langages picturaux.

A la tête de ce qu’on appellera la Sécession viennoise (comptant une vingtaine de jeunes créateurs), Gustav Klimt, qui fut lui-même un membre émérite du Künstlerhaus entre 1891 et 1897 !

Pour s’exprimer, il leur faut un espace d’exposition à eux, indépendant du Künstlerhaus. Ils font bâtir en 1897/1898 le palais de la Sécession. Plus qu’une salle d’expo, il s’agit véritablement d’un manifeste architectural. Au-dessus de l’entrée y est inscrite la devise de la Sécession : « À chaque âge son art, à chaque art sa liberté ».

Le Palais de la Sécession

Le Palais de la Sécession

Parallèlement, en 1898, Gustav Klimt fonde la revue mensuelle Ver Sacrum (Printemps sacré), toujours dans le but d’éduquer le public, d’ouvrir les esprits et de s’opposer aux représentants de l’art établi.

C’est cet homme qu’Egon Schiele rencontrera quelques années plus tard, en 1907, et qui deviendra son mentor.

Il n’a alors que 17 ans. Klimt, 45.