Rencontre avec Jacques Beelen, artiste Saint-Gillois

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Salon Lavoir Berckmans, Rue Berckmans 66, 1060 Saint-Gilles

Un Salon Lavoir, en voilà un drôle d’endroit pour découvrir un artiste.

C’est pourtant dans une wassorette (comme on dit chez nous) que j’ai découvert le travail de Jacques Beelen.

Jacques Beelen est un vrai « Brusseleir ».

Il vit rue de Lausanne, à Saint-Gilles et est connu des Saint-Gillois pour avoir participé à plusieurs parcours d’artistes.

L’été, il travaille dans son atelier quelques maisons plus haut. Un box garage, transformé en caverne d’Ali baba.

Jacques Beelen a commencé à peindre il y a une vingtaine d’années, suite au décès de son épouse.

Un jour, une amie lui propose de l’accompagner à l’Académie de Saint-Gilles, histoire de se changer les idées.

Et là, l’homme qui n’avait jamais visité un musée de sa vie, se prend au jeu.

Il commence à peindre du figuratif puis, sur conseil d’un de ses professeurs, se tourne vers la peinture abstraite.

Ses premiers tableaux sont des compositions géométriques, dans la mouvance du Constructivisme.

En 2002, un voyage de trois mois en Australie change la donne. Il découvre le pointillisme et l’art aborigène. Coup de foudre ! Il pratique sur place avec des familles d’artistes et participent à différents ateliers.

A son retour, il continue d’explorer cette technique qu’il fera évoluer, année après année, au fil de ses voyages en Australie.

Lors d’un de ses séjours, il s’essaie à la plongée sous-marine dans le Queensland. Les merveilles coralliennes le fascinent. Il introduit cette imagerie dans son travail artistique et se démarque ainsi de l’art aborigène. Il créée son propre langage.

Autre influence importante, celle de l’artiste italo-argentin Lucio Fontana, célèbre pour ses toiles monochromes qu’il lacère ou perfore. Des failles que l’on peut retrouver dans certaines toiles de Jacques Beelen.

Depuis 2001, Jacques Beelen fréquente la RHoK académie d’Etterbeek. Il y loue un atelier où il passe la majorité de son temps.

C’est là, auprès des professeurs et des élèves, qu’il vend la majorité de ses toiles. Parce que « les galeristes, ce sont des profiteurs ! ».

Vendre n’est de toute façon pas sa priorité. Il se sépare (à contre cœur) de ses toiles uniquement dans le but d’acheter du matériel de peinture et de financer ses voyages en Australie.

Jacques Beelen n’a pas de nom d’artiste. Il ne signe pas ses toiles. Enfin si, mais derrière, discrètement. « Pour ne pas faire le stoefeler ».

Il ne leur donne pas de titre non plus. Ou alors « Simple work », de temps à autre.

Et lorsque vous le complimenter sur son travail, il vous répond, avec une sincérité désarmante : « Oh, ce n’est pas bien compliqué vous savez, j’explique ma technique à des enfants à l’Académie et en 20 minutes, ils sont partis avec ! ».

L’œuvre de Jacques Beelen peut-elle être qualifiée d’Art Brut ? Je le crois.

Tout le long de notre entretien, il m’a fait penser à ces artistes autodidactes, marginaux, qui créent comme ils respirent, sans se soucier des normes ou du jugement d’autrui.

A la manière des artistes d’Art Brut, Jacques Beelen « nous ouvre les portes de l’invisible ».

Merci à lui de m’avoir rappelé ce qu’était l’art, le vrai, celui qui est là où on ne l’attend pas. En l’occurrence, dans un Salon Lavoir ;)

Site web: http://jacquesbeelen.be
Facebook: https://www.facebook.com/jacques.beelen.5

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