Basquiat, Boom for Real (Barbican Art Gallery, London)

Photo © Edo Bertoglio, courtesy of Maripol.jpg
Photo : https://www.barbican.org.uk/whats-on/2017/event/basquiat-boom-for-real

J’aime tout chez Basquiat. Tout, sauf sa peinture.

Oui, je sais, il est politiquement incorrect d’écrire une chose pareille. D’autant plus qu’un de ses tableaux a récemment été vendu aux enchères pour la modique somme de… 110,5 millions de dollars. Ce qui fait de Basquiat l’artiste américain le plus cher de l’histoire.

Mais c’est pourtant un fait. Alors que j’aime follement l’art brut, le street art, Cy Twombly, Jackson Pollock ou encore Francis Bacon… je reste étrangement indifférente aux oeuvres de Jean-Michel Basquiat.

Aux oeuvres mais pas à l’homme.

Jean-Michel Basquiat est solaire, magnétique. Son sourire a le charme et la fragilité de l’enfance. Sa gestuelle est désinvolte, élégante et légère. Sa voix, douce et nonchalante. Son regard, fuyant et enjôleur. Pas étonnant qu’il soit devenu – en très peu de temps – la coqueluche de l’underground new-yorkais.

On est milieu des années 80. Tous ne jurent que par lui ! Cet ovni repéré à force de taguer des slogans poétiques à proximité des galeries d’art de Soho et de Lower East Side. SAMO, pour SAMe Old shit. Une signature qu’il abandonnera une fois devenu célèbre.

Jean-Michel Basquiat, c’est l’histoire d’une étoile filante. En dix ans seulement, l’artiste de père haïtien et de mère portoricaine s’impose dans un monde de blancs. Entre 1978 (date à laquelle il quitte le domicile familial) et 1988 (date à laquelle il décède d’une overdose au sommet de sa gloire), le jeune prodige autodidacte déploie son esthétique neo expressionniste. Sa peinture est brute, chaotique, primitive, instinctive, nerveuse, vivace, sauvage, engagée. Charnelle et sensuelle aussi, aux antipodes du Pop Art, froid et industriel.

Et pourtant, Basquiat et Warhol deviendront amis. Ils collaboreront à plusieurs reprises. Deux enfants perdus, prodiges, hors normes, rebelles et contestataires.

Au Barbican Centre de Londres se tient actuellement (et jusqu’au 28 janvier 2018) « Boom for Real », la première rétrospective consacrée à Jean-Michel Basquiat au Royaume-Uni. Des centaines de photos, de dessins, de carnets de note et de peintures – provenant de musées internationaux et de collections privées – retracent le parcours du « Petit Prince de l’underground ».

J’y suis restée plusieurs heures. A le regarder. A l’écouter. A le lire. Lui, l’insolent. Lui, l’aérien. Lui, le « Roi ». Lui, l’icône. Lui, le « Radiant child ».

Mais si LUI en tant qu’artiste, poète et musicien m’a subjuguée ; ses oeuvres ne m’ont HELAS pas parlé.

Je continuerai donc à tout aimer chez Basquiat. Tout, sauf sa peinture.

Basquiat
Boom for Real
Barbican Art Gallery
London
21 Sep 2017 – 28 Jan 2018
https://www.barbican.org.uk/whats-on/2017/event/basquiat-boom-for-real
https://www.facebook.com/BarbicanCentre
https://www.instagram.com/barbicancentre

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